La colonie de vacances – Samedi 21 juillet 2012

Samedi y avait un truc devant le Pompidou, c’était cocassement appelé « La colonie de vacances », ce qui promettait pas mal d’angoisses et de souffrances, mais en fait non. C’était juste Papier Tigre +  Electric Electric + Marvin + Pneu (classé par ordre croissant de préférence mollusque).

Le concept est simple mais efficace : quatre groupes, quatre scènes positionnées comme les points cardinaux sur cette saloperie de rose des vents. Alors en gros, imaginons qu’on est au milieu de cette dernière (foutue invention). Au nord, y a Electric Electric. A l’ouest, Pneu. A l’est, Papier Tigre. Au sud, Marvin. Le diamètre du cercle qui relierait les scènes si un grand géomètre avec un compas géant plantait sa pointe dans notre petit corps malingre, ça doit être une quinzaine de mètres, je pense. Alors bon, on est tous parqués là comme des veaux, public tout à fait typique de ce genre d’évènements, hype coolos faussement et vraiment déglingué. On s’y sent bien vu qu’on est pareil. Y a plein de potes partout, il n’y a pas Mike Plahnus, bref, toutes les conditions sont réunies pour passer un bon moment.

Ce qui est marrant, c’est que forcément, vu qu’assez souvent les quatre groupes jouent en même temps, on ne sait pas où placer son attention. Alors tout le monde se tourne un peu partout, les regards se croisent, il faut faire des choix, c’est assez intéressant d’un point de vue sociologique mais tout le monde s’en branle, évidemment. Pour ma part je tournerai d’abord mon attention vers Electric Electric, son guitariste barbu énergique, son batteur au visage le plus sympa du monde, et son clavier/électricien chouette comme tout. En gros il y a deux modes : le mode « on joue tous en même temps », super impressionnant parce que le son vient vraiment de partout, les batteries sont parfaitement synchronisées, bref ça fonctionne bien ; et le mode « un groupe joue un morceau, et à la fin, d’un coup d’un seul, les trois autres se mettent à reprendre le morceau en même temps », là, encore plus impressionnant, parce que tu es focalisé sur le morceau d’un groupe et que tu es habitué à y porter ton entière attention, con que tu es ; et d’un coup, un raz de marée sonore arrive par derrière et sur les côtés pour finir le morceau et te laisser tout pantelant. C’est limite si on sursaute pas, quoi.

Du coup, on a droit à des morceaux de chaque formation. Electric Electric, c’est génial et ça envoie du lourd, violent mais sympa, bruyant entrainant. Papier Tigre, je n’aime pas, surtout à cause de la voix du chanteur que je ne supporte pas. Objectivement par contre c’est vachement bien foutu, très carré, et les types ont l’air super sympas. Marvin, on les connaît bien vu qu’on les a vus une paire de fois à Metz, ces foufous, ce guitariste hippauvre, cette petite gonzesse pleine de vie au clavier, ce batteur préhistorique qui défonce tout ; ils nous font le plaisir de jouer un peu leur tube, excellent moment. Et enfin Pneu, ceux que j’ai préférés, qu’on a vus aussi quelques fois, toujours avec plaisir. Un guitariste un peu musclé, genre surfeur violent, et un batteur, sorte de mélange entre le héros de Breaking Bad et l’acteur fétiche des Red Hot dans leurs clips, qui envoie sérieusement. Le mec qui se permet d’être sauvage et hyper précis, comme ça. Le mec qui doit énerver pas mal de batteurs aux gros égos, comme par exemple le batteur des Bunch/Samo/Autrenomàlacon qui me confiera d’ailleurs « putain, si je pouvais lui couper les bras pour me les greffer sur le torse, je le ferais, et d’après la médecine chinoise c’est possible ». Donc tout ça pour dire que Pneu, c’est du sérieux et ça te fait agiter des bouts de toi comme un petit poulpe pendu à un fil à linge secoué par le vent.

Finalement j’ai fait partie des gens qui ont « fait un choix ». J’ai d’abord vadrouillé à droite à gauche pour voir tel ou tel morceau de près, et puis je me suis fixé vers Pneu, et ils m’ont régalé tout du long.

Somme toute ce fut une expérience excellente, bien ficelée, les mecs ont bossé et ça fonctionne parfaitement. Les jeux de regards entre zicos étaient sympas comme tout, les batteurs s’accordant l’un à l’autre, etc. Le tout avec un son vraiment parfait, précis, clair, bien comme il faut.

Après je suis rentré regarder le best of de Laurent Ruquier, c’était moins bien.

3 Responses to La colonie de vacances – Samedi 21 juillet 2012

  1. Les reports de Poulpos, c’est quand même la classe.

  2. Si tu veux parler de MP, si, je lui ai placé une petite crasse, quand même. Si tu veux parler de Renouak, il était là et avait l’air trop heureux pour qu’on prenne la peine de parler de lui.

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